En 2022, je suis définitivement délivré de la contrainte du salariat — mon incapacité à jongler et à concilier vie professionnel et le maelstrom familial est enfin reconnue, y compris par moi, il était temps —, ce qui aura un prix : des moyens pécuniaires limités mais aussi une récompense inattendue : aller enfin vivre dans les Cévennes pour être près de Nathan qui, lui, entre de plain-pied dans la vie adulte, en intégrant un foyer de vie dans lequel il va très naturellement prendre ses marques. Toujours pas d'appareil-photo digne de ce nom — les moyens limités — pour tenter de tenir une manière de chronique visuelle de tels bouleversements, qu'importe, je fais tout avec ce petit canif suisse numérique qui me sert très peu de téléphone en vrai. Et de temps en temps, je parviens à redonner un peu de vie au D300, moyennant des réparations de fortune qui ne tiennent jamais très longtemps, jusqu'à comprendre, in fine, que l'épuisement de cet appareil est la métaphore de ma propre fatigue. Mais "Les Cévennes sont les Cévennes".